Historique du Hapkido

Le Hapkido est un art martial coréen créé par le Dojunim CHOI Yong Sul.

Né en Corée, CHOI fut amené très jeune à quitter son pays pour le Japon. Il y rencontra le Maître de Daitô­ryû, Sokaku TAKEDA qui lui enseigna ses techniques. Maître Takeda fut à la fois un des premiers Maîtres d’arts martiaux au sens moderne du terme et un des derniers guerriers du Japon traditionnel. Pour vulgariser, il était l’un des derniers membres d’une famille traditionnelle de samouraï. Il a voué sa vie à l’enseignement des arts martiaux et notamment celui du Daitô­ryû Aiki Jûjutsu. Il s’agit essentiellement de techniques à mains nues orientées vers le contrôle du ou des adversaires.

Maître TAKEDA est décrit comme un homme petit, mais extrêmement doué et capable de projeter n’importe quelle personne, quelque soient son bagage technique ou sa morphologie. Il était invité partout dans le Japon par d’éminents responsables pour des cours particuliers ou des démonstrations. Il forma des maîtres comme SAGAWA (voir le livre : Le Daitô­ryû Aiki Jûjutsu : 20 ans auprès de maître Sagawa), ou Morihei UESHIBA (fondateur du Aïkido).

En 1946, après 30ans d’apprentissage, Maître CHOI fut contraint de quitter le Japon pour retourner au pays natal. Dans un premier temps, Il voulut enseigner le Daïto Ryu de TAKEDA, mais il perdit l’ensemble des documents (grades) reçus de son maître. De plus, la Corée ayant subit l’occupation du Japon pendant longtemps, CHOI craignait que les gens n’adhèrent pas à une discipline nippone. Il nomma donc son art martial de différentes façons comme HAPKI YU GWON SUL pour finalement prendre le nom de HAPKIDO en1948 qui signifie « la voie des énergies unifiées ».

Les particularités du Hapkido

Le terme « éclectique » convient tout à fait pour décrire la stratégie de combat du HapKiDo.

Ce système coréen de self défense combine les coups de pieds et poings, tout en incorporant des projections, des clés de bras et étranglements.

Le maniement des armes est également enseigné pour les gradés : bâtons longs et courts, sabre coréen, canne, ceinture, éventail.

Il existe différentes dimensions dans la pratique du Hapkido. Le combat avec protection est enseigné aux enfants et aux adultes qui le souhaitent. La dimension spectaculaire des démonstrations est aussi un apprentissage régulier.

Enfin le Hapkido traditionnel, l’essence de cet art martial, est approfondie tout au long de l’année. Le véritable travail se situe d’ailleurs là. Il permet à n’importe qui de se défendre quel que soit son âge ou son gabarit. Des exercices respiratoires de mobilisation du KI permettent d’appréhender la conscience de son énergie interne.

La partie percussion est, là aussi, différente du Taekwondo (autre art martial coréen). Par exemple, pour ce qui est des techniques de jambes, on développe aussi des coups de pieds bas et des balayages inconnus au Taekwondo.

L’objectif premier du Hapkido est la self-défense. Les techniques peuvent donc évoluer en fonction des nouvelles situations rencontrées (développement des autres arts martiaux, nouvelles armes), même s’il l’on se réfère toujours aux principes originaux du Hapkido.

L’apprentissage du HapKiDo implique aussi la recherche de la maîtrise de soi, de la discipline mentale aussi bien que physique. Les stratégies de self-défense ont beaucoup à voir avec notre capacité à lire les intentions de l’adversaire.

Enfin, les trois grands principes du HapKiDo sont la souplesse du corps, l’harmonie et la circulation de l’énergie avec son partenaire.




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